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5 clés pour comprendre un massage

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Masser ne semble pas compliquer. Mais bien masser n'est pas si simple et c'est même tout un art, si l'on souhaite réellement entrer en contact avec les tissus du corps qui s'offre sous nos mains. Explications.

5 clés pour comprendre un massage

Afin de pouvoir apprendre et reproduire une technique de massage, il faut comprendre que chaque geste technique de massage est défini par 5 clés. On peut ainsi décrire de façon précise toutes les techniques qui vont s’associer pour composer un massage.

C’est avec ces clés ou ces paramètres autrement dit, que sont composés les protocoles de massage. Mais pour les professionnels, c’est surtout le moyen de parfaitement comprendre et appliquer le bon geste, au bon endroit, dans un massage personnalisé.

Ces 5 paramètres sont le contact, l’intensité, la direction, la vitesse, et deux éléments souvent associés : le rythme et la répétition. En associant ces éléments, vous comprenez facilement que tous les gestes peuvent être décrits d’une façon précise et professionnelle.

Le contact

Nous ne parlerons ici que du Contact corporel, mais, vous le savez, on peut masser aussi avec beaucoup d’outils très différents : bois, bambou, pochons d’herbes, coquillages, pierres… pour n’en citer que quelques-uns. On peut utiliser également des appareils qui peuvent même associer à des techniques de « massage » des principes physiques comme l’aspiration (dépresso-massage), de la chaleur, des ondes électromagnétiques, des courants électriques, etc.

Pour le moment, nous parlerons ici du contact « corporel » qui peut être fait avec tout ou partie d’une ou des deux mains de la professionnelle ou du professionnel. Mais aussi avec le ou les poignet(s), l’avant-bras, le(s) coude(s), le(s) genou(x), le(s) pied(s). Et avec toutes les combinaisons possibles associant ces différentes parties du corps.

Le « contact » est fondamental dans le massage. De sa qualité va découler le ressenti et l'expérience. Beaucoup d’éléments entrent en jeu : La chaleur des mains, leur douceur, la fermeté et l’assurance de la prise vont instinctivement indiquer le niveau de professionnalisme. Le premier contact étant déterminant, il importe qu’il soit bien pensé et bien exécuté.

Les mains doivent être prêtes pour ce premier contact : propres et sèches, les muscles ont été échauffés par quelques exercices, les articulations assouplies par quelques étirements. Masser, c’est du sport ! Il faut s’y préparer. 

Je vous engage à utiliser dans les premiers contacts de votre massage le dos de vos mains pour mieux évaluer la chaleur de la peau que vous allez masser. Une zone qui apparaît comme anormalement chaude sur le corps de la personne massée peut être le signe d’une inflammation. Vous devrez alors adapter vos techniques à ce niveau.

L’intensité

L’Intensité va définir la puissance que vous allez mettre dans le contact. Il va de soi qu’elle doit être adaptée à la zone massée, à son anatomie et sa physiologie. Plus vous mettrez d’intensité et plus votre contact et votre massage toucheront des zones en profondeur. 

Pour préserver vos mains, les appuis les plus intenses pourront être réalisés avec le "talon de la main" mais surtout avec l’avant-bras, le coude, voire dans certains cas le genou et/ou le pied.

L’intensité devra être proportionnelle à la capacité d’absorption des tissus (muscles, fascias, etc.). La variation de cette intensité en un même point va produire un effet de pompage qui peut être très intéressant pour un effet circulatoire par exemple.

La direction

La connaissance de l’anatomie et de la physiologie est essentielle pour bien définir la Direction d’une manœuvre de massage. L’anatomie va permettre de définir un point de départ et un point d’arrivée pour la technique et le sens de celle-ci. Par exemple on choisira de diriger son massage en suivant le sens des fibres d’un muscle ou d’un tendon ou dans le sens transversal à ses fibres. Les effets produits ne seront pas les mêmes.

Cette direction est importante pour respecter la physiologie du corps. Si l’on prend le cas d’une manœuvre à visée circulatoire, le but est d’aider le sang et/ou la lymphe à remonter vers le cœur. La direction de la technique est dite « centripète », c’est-à-dire qu’elle part de la périphérie (un pied, par exemple) et se dirige vers le cœur.

La vitesse

La Vitesse décrit le temps de déplacement entre le point de départ du contact et son point d’arrivée. Ce paramètre va donner à la manœuvre son caractère relaxant ou tonifiant. Plus la vitesse sera lente et plus le massage sera relaxant et inversement.

Le rythme et la répétition

Le Rythme définit le temps qui va s’écouler entre deux manœuvres. Il influence la sensation et le vécu du massage. Un rythme lent, c’est-à-dire avec un temps relativement long entre les manœuvres, produit une sensation de détente. Et inversement. 

Mais le rythme peut aussi être guidé par des contraintes physiologiques. Par exemple, le temps de réplétion d’une veine. Si vous faites un massage circulatoire sur la veine saphène (face interne de la cuisse), votre main se déplace du genou vers l’aine ce qui va « vider » la veine. Avant de refaire la même manœuvre et de nouveau repousser le sang vers le cœur, il faut attendre quelques instants que le sang remplisse de nouveau la veine (temps de réplétion).

La Répétition est le nombre de fois que vous allez répéter la même manœuvre. Ce sont les fameuses directives qui sont données dans les « protocoles » de massage que vous connaissez très bien : « Répétez la pression trois fois ». 

Allez savoir pour quoi trois plutôt que deux ou cinq !

A suivre...

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