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Comment ça va avec votre N+1 ?

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Tout le monde, d’une façon ou d’une autre, a donc un(e) N+1. Mais les relations ne sont pas toujours au "beau fixe" et les problèmes existants peuvent potenteillement être un facteur de manque de compétitivité pour l'enstreprise.

Dès que l’on entre dans le monde de l’entreprise, on n’échappe pas à la hiérarchie. C’est un aspect inhérent au modèle économique dominant et il y est bien ancré. Tout le monde, d’une façon ou d’une autre, a donc un(e) N+1.

Moi qui ai été toute ma vie  « travailleur indépendant », j’ai l’habitude de dire que mes « N+1 » ont toujours été mes patient(e)s. 

Le magazine Society a récemment publié une enquête sur les rapports des Français(es) avec leur manager. Les résultats sont franchement inquiétants. Un(e) salarié(e) sur trois exprime son mécontentement vis-à-vis de son/sa supérieur hiérarchique direct(e). Et ce constat peut être mis en relation avec d’autres chiffres, qui devraient nous pousser à nous poser des questions.

En effet, près de 10 % des actifs/actives sont sujet(te)s au « burn out ». On peut regarder avec effarement les méthodes de travail appliquées au Japon, où les relations au travail et à la hiérarchie sont souvent décrites comme très difficiles et vraiment extrêmes. L’épuisement au travail peut être mortel… Il porte même un nom : le  « Karoshi ». Le problème, c’est que la France se situe juste derrière le Japon dans les classements internationaux sur le sujet.

Du côté des entreprises, les conséquences économiques de cette problématique sont très lourdes. Plusieurs milliards d’euros de pertes seraient liés aux coûts des démissions et de l’absentéisme, conséquences directes des relations compliquées entre N et N+1. 

L’important turnover que l’on constate dans certaines entreprises du secteur du Bien-être pourrait bien s’expliquer, du moins en partie, par cette situation. La formation des managers s’améliore depuis quelques années, mais les progrès portent surtout sur les compétences de gestion financière des centres de profit dont ils/elles vont avoir la charge. La gestion humaine est souvent moins approfondie.

Une forme d’impréparation qui peut laisser les managers livré(e)s à eux/elles-mêmes face à leurs équipes. Une situation psychologiquement d’autant plus inconfortable qu’ils/elles sont également soumis(es) à une relation avec un(e) N+1 qui peut ne pas être simple.

A suivre…