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La bonne attitude face à un malaise vagal

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La météo annonce cette semaine des températures élevées. Avec le stress et à la fatigue accumulés ces derniers temps, il est possible que vous soyez confronté(e)s à des malaises que ce soit au sein des équipes comme dans la clientèle. Mieux vaut y être préparé(e)s avec les bons gestes et la bonne attitude à adapter.

Dans un article précédent, nous avons vu qu'un déséquilibre entre les systèmes sympathique et parasympathique peut être à l'origine d'un malaise vagal.

Si vous êtes bien face à un malaise vagal, il sera en principe passager et sans gravité. Il faut tout de même avoir la bonne attitude et les bons gestes pour bien gérer la situation. 

Un malaise vagal peut survenir tout simplement quand une personne se retrouve dans une ambiance surchauffée ou confinée. Vous voyez pourquoi je vous en parle !

Ce malaise peut être dû à tellement de choses que, dans un premier temps, l’urgence c’est de faire en sorte que sa chute n’aggrave pas le problème. Protégez-la autant que possible en l’accompagnant au sol et veillez à ce qu’elle ne vienne pas heurter quelque chose qui pourrait la blesser. 

Ne cherchez surtout pas à la maintenir debout ou assise à tout prix. D’abord vous risquez de vous faire mal vous-même et puis c’est sans doute mieux pour elle de rester allongée un moment. 

Après un temps de perte de connaissance, la plupart du temps, la personne va reprendre conscience rapidement, surtout si on l’aide avec les bons gestes. Et comme le cerveau a manqué de sang, la façon la plus simple de lui en procurer, est le lever les deux jambes de la personne pour faciliter le retour veineux. Inutile de lui faire une séance de stretching pour autant !

En reprenant ses esprits la personne va souvent décrire une intense fatigue qui lui est tombée dessus d’un coup, un voile noir qui a obscurci sa vue, un grand coup de chaud, une nausée ou même une envie de vomir, une bouche très sèche et des maux de tête.

Il y a d’autres signes mais arrêtons-nous déjà sur ceux-là. Ils nous indiquent la conduite à tenir dans l’immédiat. D’abord parler à la personne pour rétablir le contact. Lui poser des questions simples en lui laissant le temps de répondre. Elle revient tout juste à elle, autant ne pas la presser de questions qui ne risquent que de vous rassurer vous-même…

Faites-la respirer et donc retirez tout ce qui l’en empêchait. A commencer par les personnes qui sont tout autour. Puis déboutonnez un peu des vêtements trop serrés par exemple. Faites-la ventiler lentement et profondément. Au passage prenez son pouls discrètement en lui tenant la main. Je vous rappelle que le pouls se prend avec la pulpe des doigts et non pas avec celle de votre pouce. Sinon, le pouls que vous risquez de sentir le mieux, c’est le vôtre.

Il bat tranquillement et la personne communique, même si ce n’est pas encore la grande forme ? Faites-la passer assise toujours au sol et prenez un oshibori pour humecter ses lèvres, son front et sa nuque. Ne la faites pas boire tout de suite. Elle pourrait faire une fausse route, l’eau passant dans le « mauvais trou » (la trachée).

Tout est pour le mieux et elle a repris ses esprits ? Vous êtes rassuré(e). On passe en mode « conseils».

Pour commencer, déconseillez-lui impérativement de reprendre elle-même sa voiture et appelez une personne pour venir la chercher. En effet, un malaise peut en cacher un autre. Une récidive est possible. Faites-la marcher un peu pour réactiver l’ensemble de ses fonctions. Conseillez-lui de consulter un médecin surtout si ce n’est pas la première fois que cela lui arrive.

Voilà tout se termine pour le mieux. 

Bravo ! Vous avez fait les bons gestes et avez gardé la maîtrise de la situation.

Image Pixabay