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Les crises ont toujours un côté positif

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Et si ce "mondio-virus" nous poussait à réfléchir et à changer nos habitudes ? Partage à chaud de quelques réflexions.

Un virus circule et fait des morts essentiellement chez les plus fragiles, les personnes âgées et/ou déjà touchées par une autre pathologie. Qu’un virus puisse provoquer une dégradation de l’état général, c’est finalement assez banal. Ce qui est moins fréquent c’est l’étendue des zones géographiques touchées. Puisqu’aujourd’hui l’ensemble des continents sont touchés, on parle de pandémie. 

Cependant il faut relativiser quelque peu les choses. En France, par exemple, ce sont autour de 1600 personnes qui meurent chaque jour de l’année : de vieillesse, de maladie, d’accidents, etc… En parlant d’accident, la route tue à ce jour plus de personnes quotidiennement que le coronavirus. Et on en parle beaucoup moins sur les chaînes d’infos en continu.

Alors oui, un nouveau virus sévit et nous devons tous faire face collectivement. Pour les professionnel(le)s du Bien-être, les mesures barrières doivent être prises avec sérieux dans le cadre de leur exercice professionnel. Il faut se protéger car nous ne sommes pas moins une population à risque de contamination que les autres professions.

Voyons plus loin

Mais au-delà de cette vigilance que nous nous devons à nous-mêmes, à nos proches, à nos client(e)s et à la société toute entière, il y a sans aucun doute des enseignements que nous pouvons commencer à tirer de cette crise.

Pour mémoire, le mot « crise » vient du grec « Crisis » qui signifie Changement. Quelque chose est en train de bouger dans le monde. Ce minuscule organisme, ce virus est peut-être une chance pour l’ensemble de la planète si on réfléchit collectivement.

Si on veut bien regarder les choses en face, il y a toujours un ou des aspects positifs à ce qui semble nous accabler. Et en l’occurence ce mondio-virus ne déroge pas à la règle.

Cette situation est l’occasion d’un temps de pause pour chacun d’entre nous. Elle nous met face à des réalités que nous nous refusons de regarder car nous sommes portés par la course du temps réel et du temps subit. Celui, entre autres, de la rentabilité à tout prix. 

Ce virus nous pousse à prendre le temps de réfléchir.

Les conséquences économiques liées à cet épisode viral ne seront pas négligeables. Elles pourraient être l’occasion de se poser deux ou trois questions du genre « qu’est-ce que l’on pourrait faire si on était moins con ? » comme dans la tirade absolument géniale de Jean-Pierre Daroussin dans le film « Le cœur des hommes » que je vous recommande chaudement.

Et oui, c’est une bonne question !

Notre dépendance aux fournisseurs qui ont délocalisé leurs productions dans des usines à l’autre bout du monde nous saute aux yeux. Et ce n’est jamais très bon d’être dépendant. Cela amène insidieusement à la soumission.

Les exemples sont légions. Vous en avez toutes et tous en tête. Mais quand il y a un problème, il y a des solutions.

Des exemples ?

Est-ce que l’on ne pourrait pas acheter pour cet été des espadrilles fabriquées dans le Sud-Ouest de la France plutôt que des chaussures fabriquées par des enfants à l’autre bout du monde ? 

Est-ce que l’artisan menuisier pas si loin de chez moi ne pourrait pas me faire, pour un prix raisonnable, des tables de massage sympas et parfaitement adaptées aux besoins de massages de qualité et au confort de mes client(e)s ?

Est-ce que je ne pourrais pas choisir une huile de massage parfaitement adaptée à mes besoins techniques pour un massage de qualité qui ne contienne pas d’ingrédients et d’additifs chimiques, sans doute nocifs à terme pour ma santé et qui ont traversé les océans par containers entiers pour venir jusqu’à moi ?

Penser avant d'agir

Et si je prenais le temps de réfléchir, de ne pas me laisser berner par des arguments marketing pour choisir des produits issus de production bio ou même naturelle, simples et efficaces qui sont fabriqués à une distance raisonnable de mon établissement. 

Voilà ce que je voulais partager avec vous.

Ce ne sont juste que des pistes de réflexion que je vous livre parce que le seul virus qui devrait, je pense, tous nous atteindre c’est celui du Bien-être. Un Bien-être qui ne peut plus passer par un saccage de notre planète et de notre climat au profit de quelques-uns et et au détriment du plus grand nombre.

Au lieu de céder à la panique, regardons tous ensemble le bon côté des choses. Ce virus est peut-être pour nous tous l’occasion de nous retrouver, de nous recentrer, de nous écouter, de nous aider.