Acne 1606765 1920

Acné et alimentation

Article

L'acné a tendance à reculer chez les adolescent(e)s. Mais pour celles et ceux qui en sont encore atteint(e)s, les dégâts que cette affection provoque sur la peau, comme sur le moral, demeurent importants. 

C’est un fait, l’acné a tendance à reculer chez les adolescent(e)s. Mais pour celles et ceux qui en sont encore atteint(e)s, les dégâts que cette affection provoque sur la peau, comme sur le moral, demeurent importants. 

La proportion entre les jeunes présentant une peau acnéique et celles et ceux qui en sont indemnes a tendance à s’inverser par rapport aux décennies précédentes. Il y a 30 ou 40 ans, ne pas avoir de boutons sur le visage pour un jeune homme ou une jeune fille était exceptionnel. Aujourd’hui, qu’est-ce qui a changé ?

Nous sommes peut-être mieux sensibilisé(e)s à l’importance d’avoir une peau en bon état qu’à cette époque. Il est aussi certainement beaucoup plus rare maintenant d’entendre une mère répondre à sa fille qui se plaint de ses boutons sur le visage : « Ça ira mieux quand tu seras mariée. » 

Le recours à une meilleure hygiène de la peau est peut-être mieux partagé et, sans doute, plus d’adolescent(e)s ont accès à des produits de soins quotidiens, voire à des consultations médicales spécialisées. 

Pourtant, la peau est très sensible à la pollution atmosphérique et on ne peut pas dire que, de ce côté-là, les choses se soient améliorées.

Ce qui évident, c’est que l’on constate chez les adolescent(e)s une prise de conscience de l’impact de leur alimentation sur leur état de santé. Une sensibilisation qui va certainement de pair avec leur engagement pour la nature et le climat, qui se retrouve dans leur façon de consommer et qui les pousse à s’orienter vers une alimentation plus équilibrée et plus saine. Nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements, mais le virage semble bien amorcé.

Leur consommation de « malbouffe » ralentit : moins de viande, moins de friture, moins de sucre raffiné et moins de graisses. Et on le sait désormais, les aliments à fort index glycémique (lait animal, fromages, pâtes, riz ou pain blanc, par exemple) ou les plats préparés industriels sont préjudiciables à notre équilibre intérieur, et la peau en est un reflet assez fidèle. D’ailleurs même si le fastfood reste en vogue, ceux qui proposent des nourritures plus saines ont le vent en poupe.

Il faut pour autant faire attention à ne pas tomber dans certains excès, qui sont souvent l’apanage de l’adolescence. En pleine croissance, il s’agit de faire attention de ne pas se mettre en état de carence alimentaire. Certains éléments sont fondamentaux, parmi lesquels le fer, pour ne citer que lui.

Fort heureusement, même avec une alimentation qui tend à devenir végétarienne pour beaucoup de jeunes, il est possible de lutter contre ces carences. Encore faut-il les en informer, et c’est aussi notre rôle en tant que professionnel(le)s du bien-être.

On peut ainsi leur conseiller de consommer tous les aliments complets et non raffinés, de manger régulièrement des noisettes, des amandes ou encore d’ajouter des graines de sésame ou des germes de blé dans la salade qu’ils ont préparée pour leur déjeuner (dans une boîte réutilisable, comme il se doit). 

Pour le reste, on les orientera plutôt vers le thé vert que le café, le tout, bien entendu, sans cigarette ni vapoteuse.

C’est sans doute le bon chemin pour voir des adolescent(e)s épanoui(e)s et qui auront gardé leur peau de bébé.

actualité santé conseil prévention